histoire d'une forteresse volante abbattue à Saint-Colomban, près de Nantes, le 4 juillet 1943

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résumé historique
MEMORIAL DE BESSON
1943 - 2004
3,4,5 juillet 2004
revue de presse
HISTOIRE DU B17
N° 42-5053
briefing
crash 4 juillet 1943
à St-Colomban
Un Focke Wulf dans
le lac de grand-lieu
EQUIPAGE DU B17
10 jeunes
Etats-Uniens
fiche technique b17
TEMOIGNAGES
compatriotes
évasion du navigateur
évasion du pilote
familles de
l'équipage
REMERCIEMENTS
participants bénévoles
AVIS DE RECHERCHE
familles aux USA
rapport


Un Focke Wulf dans le lac de grand-lieu


Un avion allemand et son pilote prisonniers de la vase du lac
article de presse écrit par Dominique Bloyet fin 2002

"L'appareil a été porté manquant. Chacun a cru qu'il avait disparu en mer.
En ce 4 juillet 1943, un groupe de bombardiers B17 de la 8ème Air Force survole le sud de la Loire-Inférieure. Son objectif : le terminal d'aviation de Château-Bougon et ses ateliers aéronautiques. Midi, à une centaine de kilomètres de là, près de Vannes (Morbihan), un détachement de Focke-Wulf 190 de l'escadrille 2/10 Richtoffen décolle du terrain de Meucon. Aux commandes de l'un de ses redoutables chasseurs allemands, le lieutenant Rudolf Weiprecht, 20 ans.
Ce sera sa dernière mission. Touché par un appareil américain(1), l'avion du jeune officier s'abîme dans le lac de Grandlieu(2) où il repose toujours aujourd'hui.
"Dans le feu de l'action, ses camarades ne se sont pas rendus compte de ce qui venait de se passer. Et l'appareil a été porté manquant. Chacun a cru qi'il avait disparu en mer". Depuis son QG angevin, à Beaulieu sur Layon, Gérard Cerizier, un cadre bancaire, s'est mis dans la tête de sortir le Focke-Wulf et son pilote de la gangue de vase dans laquelle ils reposent depuis maintenant près de 60 ans. Passionné d'histoire aéronautique, il est membre du Musée régional de l'Air d'Angers-Marcé, il a eu vent de l'histoire au gré de ses nombreuses rencontres.
Plusieurs jours à s'enfoncer dans la vase
"les témoins de l'époque se souviennent de l'appareil qui avait mis plusieurs jours à s'enfoncer dans la vase. Cela est venu aux oreilles d'un historien de Haute-Goulaine, Alain Rouault, aujourd'hui décédé, avec lequel j'étais en contact. C'est lui qui a réussi à identifier le pilote". Une fois en possession de l'état-civil de Rudolf Weiprecht, Gérard Cerizier avec l'aide d'une voisine d'origine allemande, a pris contact avec la mairie de Rubeshost, la commune natale du pilote situé au Nord de Berlin, pour rechercher sa famille. Démarche couronnée de succès.
"Son frère cadet est toujours en vie. Et je l'ai eu au téléphone le jour de son 75ème anniversaire pour lui annoncer que nous avions localisé la dépouille de son frère. Il était bouleversé". De fait, la présence du corps dans l'appareil n'est qu'une hypotéthèse. Mais elle est très plausble. Gérard Cerizier en veut pour preuve que les camarades du lieutenant Weilprecht ne l'ont pas vu sauter en parachute et que des témoins d'alors affirment avoir plongé près de l'épave quelques jours après le crash et avoir vu "des morceaux de chair flotter à la surface".
Prudence de la préfecture
Gérad Cerizier est tellement certain que le corps du pilote repose encore dans la vase du lac, qu'il a multiplié les démarches pour obtenir les autorisations nécessaires à l'extraction de l'appareil, demandée par la famille elle-même "pour pouvoir donner aux morts un lieu de repos et aux vivants un avertissement". les propriétaires du lac (la zone concernée est gérée par une SCI) ont déjà donné leur accord, à condition que l'opération soit effectuée en février ou mars. Les autorités allemandes, contactées via le consul d'Allemagne à Nantes, disent également être prêtes à céder l'appareil au Musée de l'Air d'Angers et à inhumer le corps du pilote dans le cimetière militaire allemand de Pornichet. Mais il reste encore à persuader les autorités françaises. Car on sait les tensions récurrentes qui entourent la gestion du lac de Grandlieu, classé en zone protégée. A Nantes, la préfecture se montre très prudente. Mais, pour M. Cerizier, cela semble être sur la bonne voie. Il vient en effet de recevoir une lettre du représentant de la direction des affaires interministérielles et de l'environnement "il m'informe que la préfecture étudie actuellement avec les ministères de la Défense et de la Culture, la possibilité de renflouer l'appareil".

(1) Ralph McKee écrit dans son récit qu'un mitrailleur du bombardier cria "j'en ai eu un" en parlant d'un chasseur allemand! Etait-ce le Focke Wulf qui tomba dans le lac?
Par ailleurs, un autre Focke Wulf tomba le même jour près du lieu dit "La Marionnière" sur la commune de PONT SAINT MARTIN (44) source le livre de Camille FRANCOIS et Jérôme BATARD, "Quand la terre se souvient" paru aux Editions SRE-EDITIONS en 2014

Lire l'évasion de R. McKee

(2) L'avion se situe sur le territoire de la commune de St-Philbert-de-Grand-Lieu dans l'embouchure de la Boulogne. Son emplacement exact se trouve sur une propriété privée gérée par la SCI de chasseurs ANAS CRECA (source d'information Gérard Cerizier)
Selon les témoignages recueillis par Jules JEANNEAU, l'avion s'est crashé sur l'ile verte, près du légendaire cyprès vert.
Par ailleurs, Joseph GUILBAUD de la Maillère à St-Philbert de Grand-Lieu, écrit dans ses mémoires éditées en octobre 2008 ("Notre vie à la ferme" page 40 Edition scripta) "...le 23 septembre 1943, je venais juste d'arriver à nos vignes de Gros-Plant aux Jamonières...d'un seul coup, un avion allemand a dévissé, et plouf! Dans le lac, en plein milieu. Il s'est planté dans l'épaisse couche de boue.

 

Lire le témoignage de Joseph Jouanno



mars 2017
Dernière ACTU du Focke Wulf

Jérôme BATARD annonce que la nièce de l'aviateur allemand qui pilotait le Focke Wulf, a été localisée. Par ailleurs, le musée de la métallurgie de Berlin serait partie prenante dans le projet de sortir le Focke Wulf du lac de grand lieu. A suivre...

27 février 2016
Recherches du Focke-Wulf

La SAMM (Sté Archéologique Maritime du Morbihan) était sur le lac de Grand Lieu avec des moyens magnétométriques pour détecter le Focke Wulf 190. Des masses ferreuses ont été détectées au magnétomètre et au sondeur. A suivre...

Page Facebook de la SAMM

28 mars 2015
Focke-Wulf  localisé...enfin !

Jérôme BATARD et les archéologues sous-marins du Ponant, viennent de localiser précisément l'épave de l'avion allemand Focke-Wulf tombé le 4 juillet 1943 dans le lac de grand lieu. La localisation a été assez rapide, grâce aux témoignages recueillis il y a quelques années par Jules Jeanneau, et Gérard Cerizier l'instigateur de  cette recherche du Focke-Wulf.

La prochaine étape sera de photographier en 3D l'épave. Nous aurons alors une idée de son état de conservation.

Par ailleurs, le Messerschmitt tombé dans le lac le 23 septembre 1943 a été aussi localisé.

16 septembre 2014
Autorisations en cours...
Le dossier du Focke-Wulf, avion allemand tombé le 4 juillet 1943 dans le lac de grand lieu, avance avec l'association A.R.E.A présidée par Jérôme BATARD. Après avoir été transmis au bureau de la DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines) ce dossier compliqué devrait prochainement être étudié par la DREAL (Direction Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) qui pourrait autoriser l'intervention d'archéologues sous-marin pour enfin repérer l'avion et avoir une idée de son état de conservation.

2012
AREA Pays de Loire

ASSOCIATION POUR LA RECHERCHE D'EPAVES AERONAUTIQUES EN PAYS DE LOIRE présidée par Jérôme BATARD et vice-présidée par Nicolas ROTURIER.

Objet : recherche et mise en valeur d’épaves aéronautiques ainsi que toutes activités relatives à la recherche de patrimoine historique civil et militaire en Pays de Loire. Siège social : 24, rue de l’hôtel de ville, 44310 Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Date de la déclaration : 30 décembre 2011.

L'association en partenariat avec des élus locaux, travaille d'arrache-pied sur le dossier du Focke Wulf tombé dans le lac de Grand Lieu le 4 juillet 1943.


11 septembre 2009

Pas banal de trouver des morceaux d'avions en labourant son champ. Après des années de trouvailles, çà et là, de bouts de ferrailles, Jérôme BATARD, co-gérant du Gaec de la Moricière à PONT ST MARTIN, a voulu en savoir plus
Il apprend par l'association A.B.S.A. que quatre avions allemands se sont également crashés dans le coin. Alors, il décide de faire appel à un détecteur de métaux.
"Au printemps dernier, j'ai eu la confirmation d'une présence métallique sur mon terrain, chemin des Lorreaux. J'ai donc entrepris, en présence du maire, de creuser le sol le 9 juin", explique-t-il
Des morceaux plus conséquents ont été déterrés : moteur, éléments du train d'attérrissage, longeron et cylindres...
Avec la participation de témoins de l'époque, et l'association A.R.E.A. de Rocheservière (85), les pièces retrouvées sont identifiées. Il s'agit d'un avion Focke-Wulf, crashé le 4 juillet 1943.
Jérôme a pris contact avec le Musée d'histoire de la ville de Nantes (Château des Ducs) qui sont intéressés par certains éléments. Il ne reste plus qu'à attendre le 30 septembre, jour où le service de déminage finira le travail

Source Ouest-France 11/09/2009


www.absa39-45.com

Voir les pertes luftwaffe en loire atlantique le 4 juillet 1943


début 2005
Gérard Cerizier, las de toutes ces turpitudes!

Sur les relances de différents sites d'internautes, français, anglais, belges etc...une association de journalistes allemands, néo-zélandais et français dont Xavier MEAL du Fana de l'Aviation a voulu relancer cette démarche afin d'aboutir à l'exhumation du corps de ce pilote. Six mois plus tard, eux aussi ont abandonné du fait de la position inflexible des autorités représentées par le préfet de Loire-Atlantique.
Le VDK (commission allemande des sépultures militaires) et le Consul d'Allemagne à Nantes s'étant rangés à l'avis de notre pays!



Le Focke-Wulf 190 a fait son apparition sur le front de l'Ouest en septembre 1941. Il a été construit à 18 000 exemplaires.
Il mesurait 8.84 m de long et avait une envergure de 10.5 m pour un poids de 3.9 tonnes; il pouvait évoluer à 10 600 m d'altitude et possédait une autonomie de 800 km. Doté d'un moteur BMW 801 D-2 à injection d'eau de 2100 ch, il se déplaçait à la vitesse de 670 km/h. Son armement était composé initialement de quatre mitrailleuses MG 17 de 7.92 mm qui, par la suite furent remplacées par des canons MG 151 de 20 mm.