histoire d'une forteresse volante abbattue à Saint-Colomban, près de Nantes, le 4 juillet 1943
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résumé historique
MEMORIAL DE BESSON
1943 - 2004
3,4,5 juillet 2004
revue de presse
HISTOIRE DU B17
N° 42-5053
briefing
crash 4 juillet 1943
à St-Colomban
Un Focke Wulf dans
le lac de grand-lieu
EQUIPAGE DU B17
10 jeunes
Etats-Uniens
fiche technique b17
TEMOIGNAGES
compatriotes
évasion du navigateur
évasion du pilote
familles de
l'équipage
REMERCIEMENTS
participants bénévoles
AVIS DE RECHERCHE
familles aux USA
rapport
revue de presse


>>>article du jeudi 3 mai 2012

Hommage à Ralph McKee récemment décédé

Le 4 juillet 1943, un bombardier B17 avec dix jeunes américains à bord se crashait au lieu-dit Besson. Ralph McKee avait réussi à s'en extirper, puis à survivre et s'évader avec l'aide de résistants. Marcel Biret (Saint-Philbert-de-Grand-Lieu) et Célestin Dugast (La Limouzinière) ont été les premiers à le cacher, au péril de leur vie. Dernier témoin direct de cet épisode historique, Ralph McKee est mort le 4 février dernier. Un hommage lui sera rendu, mardi prochain à 10h, sur le site du mémorial de Besson qui fut érigé en 2004 pour graver ces évènements dans la mémoire collective locale.



>>>article du vendredi 4 mai 2012

Au mémorial de Besson,
un dernier hommage à l'américain Ralph D. McKee

Cette année, les commémorations du 8 mai auront un caractère particulier à Saint-Colomban. Ralph D. McKee, navigateur sur le B17 américain qui s'est écrasé sur le village de Besson le 4 juillet 1943, est décédé le 4 février 2012 à l'âge de 90 ans. Outre Atlantique, il était le dernier témoin direct de cet évènement. Didier Giraudeau et Corinne Pouvreau, deux colombanais membres du comité du B17, ont entretenu une correspondance régulière avec Ralph McKee. En ce 8 mai, les associations d'anciens combattants et la population sont invitées à une commémoration, à 10h, au mémorial de Besson.
Didier Giraudeau et Corinne Pouvreau invitent également les Colombanis à se replonger dans l'histoire de la France en 1943 et de relire le témoignage de l'évasion de cet américain grâce à la complicité d'habitants du secteur. Chaque année, à la date anniversaire du crash, Ralph McKee aimait se souvenir des Français qui avaient risqué leur vie pour l'aider à échapper aux Allemands. Tout spécialement de Marcel Biret de Saint-Philbert de Grand Lieu et de Célestin Dugast de La Limouzinière, les deux premiers français qui l'ont caché après son saut en parachute du bombardier en feu. Quelques jours plus tard, il sera pris en charge par un réseau de la résistance. En juillet 2004, lors de l'inauguration du mémorial de Besson, Ralph McKee n'est pas venu sur conseil de son médecin mais six membres de sa famille étaient présents. Il avait avait tenu à participer financièrement à la création de cette stèle. En 2011, le leutenant-Colonel Ralph McKee a reçu une dernière médaille, celle de la légion d'honneur remise par le consul de France en Floride où il résidait
Pour découvrir son témoignage sur cet évènement de 1943, se connecter sur le site internet : http://giraudeau.pagesperso-orange.fr/page10.htm.



>>>article du vendredi 2 juillet 2010

Quand l'histoire tisse des liens...

Kelly Mitchell et son fiancé Matt ont été accueillis chaleureusement par les membres du comité du B17

Les drapeaux français et américains flottaient samedi au mémorial de Besson. Deux visiteurs y étaient attendus : Kelly Mitchell, habitante du Maryland aux Etats-Unis et son fiancé Matt. Cette jeune femme est la petite fille de William Francis Mooney, le mitrailleur de queue du bombardier B17 tombé en flammes le 4 juillet 1943 au village de Besson. Elle était déjà présente à l'inauguration de la stèle le 4 juillet 2004.
En vacances pour quelques jours en France, elle a tenu à faire un détour par St-Colomban. Cette visite était guidée par son souhait de faire découvrir ce mémorial à Matt, son fiancé, puis de rencontrer le comité colombanais du B17, à l'origine de cette stèle en forme d'aile d'avion. Kelly est très sensible à cet hommage des Français rendu aux soldats américains qui ont combattu durant la guerre 39-45. Elle a été elle-même militaire de l'US Navy, la marine de guerre américaine. Depuis 2008, elle a quitté l'armée pour travailler dans le monde de l'environnement.
Son grand-père William F. Mooney, blessé durant le crash, avait été fait prisonnier par les Allemands. Il passera 22 mois dans le camp du Stalag 17B près de Krems, en Autriche. après la guerre, il est devenu un journaliste d'investigation et politique reconnu par la profession au Chicago Daily News. Il est mort en mai 1985.
D'un commun accord, la municipalité et les anciens combattants colombanais ont retenu la date du 8 mai pour déposer chaque année une gerbe sur cette stèle.



>>>article du lundi 5 juillet 2004

Des airs d'Amérique à Saint-Colomban

Élus, anciens combattants, habitants de Saint-Colomban et familles américaines ont inauguré, hier, une stèle en mémoire du crash, le 4 juillet 1943, du B17, un bombardier des États-Unis. Deux Américains sont morts et six autres avaient été faits prisonniers des Allemands. Un hommage émouvant placé sous le signe de l'amitié franco-américaine.

William mooney fils, accompagné de son épouse, ses deux nièces...et un jeune colombanais!William Mooney est venu avec sa famille du Maryland pour assister à la commémoration du crash du B17. Son père faisait partie de l'équipage du bombardier. Il a été fait prisonnier par les Allemands pendant deux ans.

Hier, Saint-Colomban s'est mise aux couleurs de l'Amérique pour un événement de taille. En présence des familles des aviateurs américains, le maire de la commune, Jean-Luc Gauthier, a inauguré une stèle en mémoire du bombardier B17 de l'US Air Force, écrasé le 4 juillet 1943 sur le village de Besson.

"Un grand évènement"

Il y a 61 ans, en pleine guerre mondiale, un bombardier américain est touché par la DCA. Il s'écrase à Besson, un village proche de Saint-Colomban. Deux membres de l'équipage meurent et six autres sont faits prisonniers par les Allemands. Deux Américains échappent aux occupants. Des habitants de Saint-Philbert-de-Grandlieu, de La Limouzière et de Basse-Indre vont prendre en charge ces deux militaires et les cacher dans des fermes.
Parmi eux, le navigateur Ralph McKee. Souffrant, il n'a pas pu assister à la commémoration. Sa famille est venue en force le représenter. Pour sa fille, Dianne McKee, drapeau français à la main, "c'est important de commémorer ce qui s'est passé il y a 61 ans, ensemble, Français et Américains".
"Mon oncle nous dit souvent que ces Français qui l'ont caché sont les personnes les plus courageuses qu'il n'ait jamais rencontrées"
, raconte, la gorge serrée, Larry, le neveu de Ralph. L'émotion est encore plus forte quand la famille McKee rencontre un peu par hasard Marie-Thérèse Biret et ses filles. Son mari, Marcel, est l'homme "courageux", celui qui a osé cacher un Américain et cet Américain, c'est Raplh McKee.
Marcel Biret est décédé la semaine dernière. Ses filles se souviennent : "Notre père nous parlait souvent de cette période. Quand il commençait à en parler, personne ne pouvait l'arrêter."
En présence de l'Association franco-américaine des anciens combattants, cette commémoration était également l'occasion de rappeler l'amitié entre la France et les Etats-Unis. Une amitié souvent occultée ces derniers mois par les prises de position divergentes de Georges Bush et Jacques Chirac.
William Mooney, lui, est le fils d'un des membres de l'équipage du B17, fait prisonnier par les Allemands. "C'est aujourd'hui un grand événement pour nous. Je suis fier de mon père et j'espère que cette fête renforcera les liens entre ces deux peuples."Cet Américain du Maryland ne fera aucune allusion aux divergences politiques des deux pays.
L'heure est bien à la commémoration et au devoir de mémoire, d'autant plus qu'hier, les Américains fêtaient également l'indépendance de leur pays.
À la demande de Ralph MacKee, les Américains suivront aujourd'hui le parcours de son évasion. Une évasion racontée dans le livre "THE 305TH BOMB GROUP IN ACTION".



>>>article du dimanche 11 juillet 2004

L'amitié franco-américaine célébrée à INDRE

Le 4 juillet 1943, un bombardier B17 des Etats-Unis s'écrasait à St-Colomban. Parmi les rescapés du crash, Ralph McKee et Bill Wetzel étaient pris en charge par des Résistants de la région

Après avoir traversé la Loire par le bac, Ralph Mckee et Bill Wetzel furent hébergés durant un mois à Basse-Indre dans la maison de Jean Ligonday, pharmacien sur la commune qui était alors un des chefs locaux de la Résistance. Ces deux soldats américains, par la suite, sont parvenus à s'évader via l'Espagne. Ralph McKee vit aujourd'hui en Floride et a fait carrière à Cap Canaveral où il a suivi les missions Apollo. Souffrant, il n'a pas pu se déplacer. Il s'est fait représenter en force par une délégation américaine formée de plusieurs membres de sa famille qui ont refait le parcours de son évasion. Diane McKee, sa fille, est venue avec un cadeau à l'intention de Danièle Ligonday. Cette dernière, fille de Jean Ligonday, avait 4 ans en 1943 et allait à l'école à Basse-Indre. Elle avait raconté devant ses camarades d'école que "chez elle, il y avait deux personnes qui ne parlaient pas français"
L'institutrice avait répondu à ses camarades que "c'était sûrement des Bretons"!
Une poupée de porcelaine
Après cette affirmation un peu compromettante pour l'époque, la petite écolière avait été priée de rester chez elle pendant que les deux Américains se cachaient.
Avant de partir, Ralph McKee avait promis qu'il reviendrait avec une poupée en guise de cadeau. Ce sont ses enfants qui ont remis à Dalielle LIGONDAY, très émue, en souvenir de son passage sur les bords de la loire, une jolie poupée de porcelaine, 61 ans après.
Joël Ligonday, son fils, a fait visiter à la délégation américaine la commune et montré l'endroit où ont été hébergé les deux soldats US. C'était au-dessus de la pharmacie paternelle, non loin de la place qui porte le nom de "Jean Ligonday". Alcide Maquaire, le maire d'Indre, qui a fait flotter le drapeau américain sur la commune, a organisé une réception d'accueil pour la délégation américaine à la mairie et a remis la médaille de la ville aux descendants de ces deux aviateurs américains, en guise d'hommage. Une histoire de mémoire et d'amitié née pendant la deuxième guerre mondiale et qui aura vécu un nouvel épisode le 5 juillet 2004 à Indre, face à des citoyens américains, ravis de l'accueil qui leur a été réservé aujourd'hui, comme hier en 1943.

Ouest France


Presse Océan