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résumé historique |
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La forteresse volante B-17F-30-BO N°42-5053 KY-L tombe en flammes à Saint-Colomban le 4 juillet 1943
En 1943, au fur et à mesure que la maîtrise des airs appartient aux Alliés, les bombardements s'intensifient sur l' Ouest. Le dimanche 4 juillet 1943 un raid aérien de la 8ème Air Force, formé de 62 bombardiers, prend pour cible le terrain d'aviation de Château-Bougon près de Nantes et ses ateliers aéronautiques, où sont produits des dérives et des gouvernails de bombardiers pour la société allemande Heinkel.
Le bombardement achevé, la forteresse volante B17-F n° 42-5053, baptisée " Bloody Tangier Show ", est touchée par la DCA. Un des moteurs brûle déjà violemment. L'avion perd de l'altitude. Des chasseurs allemands " Focke-Wulf " poursuivent le bombardier. Le pilote sonne le signal d'évacuation. Trop tard pour l'opérateur radio et le mitrailleur latéral droit, mortellement blessés! Le reste de l'équipage s'éjecte de l'appareil en flammes. Le mitrailleur latéral gauche, blessé sérieusement aux deux jambes, est poussé dans le vide, par un de ses camarades.
Il est alors midi. Huit parachutes s'ouvrent dans le ciel au-dessus de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, tandis que la forteresse volante tombe en flammes au lieu dit " Besson " à Saint-Colomban. Au même moment, les paroissiens de Saint-Colomban, célèbrent la " Fête Dieu " dans l'église.
Six parachutistes américains sont aussitôt capturés par les Allemands, qui occupent notre région depuis juin 1940. Mais, le pilote William Wetzel et le navigateur Ralph McKee, trouvent refuge, avec l'aide de jeunes français, dans deux fermes des environs, à Villeda et Lottrye, deux hameaux situés à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.Ce qui vaut à quelques habitants du hameau de la Gentiserie à Saint-Colomban, faussement accusés d'avoir hébergé un parachutiste, d'être conduits à la prison Lafayette de Nantes où ils séjournent trois semaines.
Par l'intermédiaire de réseaux de la résistance, les deux aviateurs évadés, se retrouvent une semaine après le crash, chez le pharmacien de Basse-Indre, adjoint du chef de l'armée secrète de Loire Atlantique. Après maintes difficultés, une filière d'évasion est trouvée. Les deux Américains traversent la France, l'Espagne où ils sont internés quelques jours, puis Gibraltar, avant de s'envoler vers Marrakech et l'Angleterre ! Ils sont de retour à leur base de Chelveston en Angleterre, le 8 septembre 1943.
Les six autres aviateurs, sont prisonniers de guerre. William Hulett, persuade les médecins du camp de ne pas l'amputer de sa jambe gauche. William Mooney, prisonnier au Stalag 17B, en Autriche, malgré les privations garde son indépendance d'esprit. Le 3 mai 1945, les prisonniers sont libérés par les troupes américaines. William Mooney retourne en Angleterre pour rejoindre sa fiancée, tandis que William Hulett retourne aux Etats-Unis d'Amérique à bord du paquebot Queen Mary, et séjourne encore plusieurs semaines dans les hôpitaux militaires avant de revoir sa famille. Les autres aviateurs retournent aux Etats-Unis.
Le 4 juillet 1943, les deux américains Earl Sell et Bernard McKnight, périrent lors de ce combat aérien.
Une stèle fut inaugurée le dimanche 4 juillet 2004, jour anniversaire de ce crash et de l'indépendance des Etats-Unis.(4 juillet 1776)

Site réalisé par Didier Giraudeau 17 rue du Moulin 44310 Saint-Colomban dernière mise à jour le
8/05/2012
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| ACTUALITES |
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| Commémoration du 8 mai 2012 |
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| Hommage à Ralph D. McKee |
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Outre Atlantique, le dernier témoin direct de cet événement, l’Etats-Unien Ralph
D. McKee, nous a quitté le 4 février 2012, à l’age de 90 ans.
Après ce crash, Ralph McKee poursuivit des missions sur B29 durant la guerre de
Corée, puis des missions de formation, de recherche et de développement jusqu’à
sa retraite de l’U.S. Air Force le 1 septembre 1965, après 24
années de service. Puis, il fut engagé dans différentes missions d’ingénierie,
au centre spatial Kennedy pour soutenir les programmes Apollo et de la navette
spatiale, pendant 31 années.
A l’occasion de son 90ème anniversaire, ses filles Dianne et Helen ont relaté la naissance de Ralph
le 19 septembre 1921, dans une ferme de l’état de l’Oklahoma aux Etats-Unis.
Avec la crise économique de 1929, un ouragan en 1933, la vie y était rude. Mais sa mère
l’encouragea à travailler à l’école pour un avenir meilleur. Il devint major de
son école. Le premier événement exceptionnel dont Ralph McKee se souvenait de
son enfance, est l’exploit de Charles Lindberg. Cet américain fut le premier
pilote à rallier New York à Paris, sans escale et en solitaire en 1927. Ralph
n’avait alors que 6 ans, mais c’est de là qu’est né sa passion pour l’aviation!
Jusqu’à 80 ans, Ralph McKee a piloté des avions et des planeurs.
L’an dernier, le Lieutenant
Colonel Ralph McKee a reçu une dernière médaille, celle de la Légion d’Honneur,
remise par le consul de France à St. Petersburg. (Floride)
Didier Giraudeau et Corinne
Pouvreau, membres du comité du B17, ont entretenu une correspondance régulière
avec Raph McKee, par lettres et courriels depuis 2003. Chaque année, à la date
anniversaire du crash, Ralph McKee se souvenait des français qui avaient risqué
leur vie pour l’aider à s’évader.
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